Comment jouer avec son esprit pour rester sobre sans se faire peur

L’art de se dire « pas aujourd’hui »

Arrêter l’alcool effraie souvent parce qu’on pense immédiatement : c’est pour toujours. Cette idée pèse, elle écrase, elle donne presque envie de se précipiter sur un verre avant même d’avoir commencé. Et si l’on changeait la règle du jeu ?

Au lieu de s’imposer une promesse définitive, il suffit parfois de se dire : « Pas aujourd’hui. Peut-être un jour, mais pas aujourd’hui. » Cette phrase est douce, presque complice. Elle fait taire la petite voix intérieure qui chuchote qu’un verre ne ferait pas de mal. On ne la combat pas de front — on l’amadoue.


Un jour à la fois

Jour après jour, cette approche allège le combat. La sobriété ne devient pas une peine à vie, mais un choix quotidien. Plus les jours s’additionnent, plus le corps se libère : le sommeil s’approfondit, la peau se détend, l’esprit devient plus clair. Et peu à peu, on réalise que boire n’était pas vital, juste un réflexe, un bruit de fond dont on peut se passer.


La bascule silencieuse

Arrive alors un moment étrange : on ne lutte plus. On ne se prive plus. On n’a tout simplement plus envie. Ce n’est pas une victoire spectaculaire, juste une évidence tranquille. Et si un jour l’envie revient, rien n’empêche d’y repenser — mais aujourd’hui, on ne boit pas, et c’est suffisant.


Légende :
La sobriété peut se construire en douceur. Inutile de se condamner pour la vie : se dire « pas aujourd’hui » suffit à enclencher le mouvement.

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